Poker en ligne : la Française des Jeux répond à la rumeur…
Actualités des jeux d'argent, Business, Législation, Poker en ligne Poster un commentaire
C’est un grand quotidien français qui en a émis l’hypothèse. Le mois dernier, la rumeur a fait le tour de l’Internet, la Française des Jeux (FDJ) serait prête à se lancer dans le poker en ligne. Un revirement de positionnement qui fait suite à la nouvelle donne législative.
La Française des Jeux réfléchirait à enrichir prochainement son offre avec une salle de poker en ligne. Ce serait dans la continuité de son nouveau positionnement en ligne amorcé début 2008: depuis le début de cette année, la FDJ propose aux joueurs «des jeux interactifs et communautaires en ligne» avec pour ambition d’intéresser 2 millions d’internautes d’ici à 2010). Mais cette offre s’inscrirait surtout en vue du repositionnement futur de la législation française avec l’ouverture partielle du marché français des jeux et paris sportifs sur Internet prévue pour 2009. Pendant quelques semaines en mai, l’information a fait le tour des blogs et des sites d’infos de la planète poker francophone. Mais sans jamais être confirmée !
La FDJ a réagi à la rumeur… tout en restant très prudente dans sa formulation: « La FDJ attend de connaître le périmètre des segments de marché de jeu qui vont s’ouvrir et les législations associées, c’est à ce moment-là qu’elle se déterminera s’il y a lieu ». En clair, pour le Service de Presse de la FDJ, ce n’est ni oui, ni non, mais plutôt oui quand même. Le quotidien Libération, qui avait lancé l’info en premier, révélait même qu’il y aurait déjà eu des contacts entre la FDJ et Patrick Bruel.
et Partouche menace
De son côté, Patrick Partouche, Président du groupe Partouche, 1er exploitant de casinos en France, a vivement réagi à l’idée d’une incursion de la FDJ sur ses terres. L’homme, en constant bras de fer avec les instances françaises, n’admet pas cette nouvelle donne qu’il estime une fois encore inégale. Et il demande qu’on le laisse « faire son métier ».
« Si l’on ne peut pas empêcher un opérateur de paris sportifs de faire du poker, alors qu’on me laisse faire du pari sportif, et qu’on me laisse faire des machines à sous ». S’en prenant ainsi d’abord aux restrictions législatives prévues pour l’ouverture de marché, il bifurque ensuite sur la FDJ. « Ou le secteur est segmenté, et les acteurs du pari font du pari, ceux de la loterie font de la loterie, et les casinos font du casino, ou tout le monde a le droit de tout faire. Si la FDJ lance un jeu de poker et me concurrence, je vais tout leur faire : loterie, carte à gratter, paris sportifs… Je développerai mes propres tickets à gratter et je les proposerai à l’un des 40.000 points de vente de la FDJ. Il refusera de le distribuer, et j’irai devant la justice européenne pour attaquer ce monopole, et je le ferai tomber ».

Loading ...

