Ouverture du marché des jeux en ligne (France)
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L’Association des Opérateurs Européens des Jeux et des Paris (EGBA) a commandité une étude chiffrée sur les conséquences éventuelles d’une ouverture du marché français. Le Ministre du Budget, de son côté, dit « oui » à une période d’essai après 2009.
Dans un contexte économique mondial où les monopoles d’État apparaissent de plus en plus comme des anachronismes, la France reste très prudente vis-à-vis de l’abandon de ses privilèges sur le marché des jeux d’argent où la Française des Jeux et le PMU font pour l’instant toujours cavalier seul.
Timidement, sous la pression de l’Europe (*), l’Hexagone, en la personne de son Ministre du Budget Éric Woerth, annonce un début d’ouverture pour 2009 ou 2010… à titre d’essai pendant 2 ou 3 ans. Mais quel serait véritablement l’impact d’une libéralisation du marché français des jeux en ligne ?
Les professionnels rassemblés au sein de l’Association Européenne des Jeux et Paris (EGBA) ont voulu démonter quelques mythes qui courent encore du côté des partisans du monopole d’État. Pour ce faire, l’EGBA a publié une étude qui met à mal les arguments de l’État et pose la question d’un impact positif de la libéralisation aussi bien pour les entreprises et les consommateurs que pour les pouvoirs publics.
« Les pouvoirs publics invoquent la défense du consommateur, postulé “irresponsable” et “compulsif” […] La croissance du chiffre d’affaires du PMU (+9% pour le PMU en 2007) démontre l’agressivité de leur politique commerciale (NDLR : baisse des prix). Ainsi, on constate une double incohérence : de l’État, d’une part, lorsqu’il affirme que les prix de monopole, plus élevés, visent à protéger un consommateur réputé irrationnel, car seuls des acteurs rationnels sont susceptibles d’être sensibles aux prix ! Du PMU, d’autre part, qui baisse ses prix pour augmenter ses ventes et ne peut ainsi prétendre se préoccuper de la protection des consommateurs ! »
L’argument véritable de justification du monopole ne relèverait donc pas de l’intérêt général ou de l’ordre public, mais bien d’une volonté de l’Etat de protéger ses ressources. Craintes non fondées selon l’étude puisque la probabilité d’une substitution intégrale des ventes de jeux en ligne à celles des jeux traditionnels est nulle. L’ouverture du marché des jeux en ligne entraînerait en fait une activité globale de jeux supérieure, sans remettre en cause les segments traditionnels.
(*) : en juin 2007, la Commission Européenne a lancé une procédure d’infraction à l’encontre de la France en raison de la fermeture de son marché des jeux d’argent.
Tags: EGBA, France, Jeux d'argent, Législation, PMU
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