L’origine du jeu de Blackjack vient probablement des jeux de cartes français « Chemin de Fer » et « La Ferme Française ». Le Blackjack est apparu dans les casinos français aux alentours de 1700. Il s’appelait le « vingt et un » (21). Il ne fut joué aux États-Unis que vers 1800. Le Blackjack était appelé ainsi car lorsque le joueur avait le Valet et l’As de pique comme 2 premières cartes, il gagnait un bonus. Les jeux de pari étaient légaux en Amérique de l’Ouest entre les années 1850 et 1910, jusqu’à ce que le Nevada considère hors la loi le fait de tenir des jeux de pari. En 1931, le Nevada légalisa à nouveau les jeux de pari et le Blackjack devint rapidement le premier jeu de hasard offert aux parieurs. En 1978, le casino fut légalisé à Atlantic City. Depuis, près de 20 États ont vu des petits casinos pousser comme des champignons.
Blackjack et mathématiques
Le premier à appliquer les mathématiques au Blackjack fut Roger Baldwin. En 1956, il publia le journal de l’association Américaine de Statistiques, un papier intitulé « La stratégie optimale au Blackjack ». A l’aide de calculateurs et de théories probabilistes et statistiques, Bladwin donna une solution pour réduire substantiellement l’avantage de la banque. Bien que appelée « stratégie optimale », sa théorie n’était pas la meilleure du fait qu’il était nécessaire de posséder un ordinateur pour actualiser à chaque fois les calculs.
Le professeur Edward Thorp repris là où Baldwin avait arrêté. En 1962, il améliora la stratégie de base et développa les premières techniques de comptage des cartes. Il publia ses résultats dans le livre « Beat the Dealer », livre qui devint si populaire qu’il fut pendant une semaine de l’année 1963, best-seller sur la liste du New York Times.
Les casinos ont été tellement affectés par ce livre qu’ils ont changé les règles du jeu pour rendre plus difficile la possibilité de gagner. Ces règles défavorables engendrèrent une baisse de revenus pour les casinos ce qui les poussa à revenir aux règles d’origine. L’application de la méthode de Thorp étant au final assez difficile à maîtriser, les casinos profitèrent pleinement de cet engouement pour le Blackjack.
Un des autres contributeurs de la théorie sur le Blackjack fut Julian Braun qui travailla chez IBM. Ses milliers de lignes de codes et ses heures de simulations débouchèrent sur une stratégie de base et de nombreuses techniques de comptage. Ses conclusions furent utilisées dans la 2e édition de « Beat the Dealer » et plus tard dans le livre de Lawrence Revere «Jouer au Blackjack de façon professionnelle».
Anecdote
Ken Uston utilisa des ordinateurs placés dans les chaussures de son équipe de recherche en 1947 et gagna plus de 100 000 dollars dans un très court laps de temps, avant que le subterfuge ne soit mis à jour et que les ordinateurs soient confisqués. Mais la police fédérale décida que les informations utilisées par les ordinateurs étaient publiques et qu’il ne s’agissait donc pas là d’un système de triche…
Consultez également notre article relatif aux règles du Blackjack.
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